05 décembre 2008
Une ville sous terre
Voila, un texte descriptif tiré d'une nouvelle, ça te fera bosser les décors, niark!
Lorsqu'il émergea, il marqua une pause et admira la ville. Dôme 1. Il n'y était venu qu'une fois par le passé, et cela remontait à une vingtaine d'années, lorsqu'il avait réussi son examen d'entrée dans la police. Et Dôme 1 n'avait pas changé depuis ce jour. La voûte monumentale s'élevait à près de trois kilomètres de haut, laissant la place pour de gigantesques grattes ciel et autres plates forme de circulations, qui en s'enchevêtrant formaient un véritable labyrinthe. Les gigantesques systèmes d'éclairage parcouraient l'intérieur de la coupole et projetaient leur lumière sur toute la ville. Soranov resta un moment à s'émerveiller devant ce prodige architectural, avant d'être bousculé par un passant frénétique. Les habitants de dôme 1 n'admiraient plus leur ville depuis bien longtemps, et le rythme de vie y était effréné. Dans un cercle de dix kilomètres de diamètre, un million de personnes s'agitaient en tout sens.
Soranov essaya de marcher tout en comprenant l'immensité de la ville, sans heurter les individus qui ne le voyaient même pas, qui marchaient tête baissé, rapidement. Il se résigna à marcher sur le coté, à raser les murs, pour rejoindre l'arrêt de bus le plus proche. Il en vit un, et se mit à courir lui aussi pour monter en marche dans le véhicule électrique qui s'éloignait alors. Il s'assit à la première place qu'il trouva, et laissa de nouveau son regard vagabonder à la vitre alors que le bus l'emmenait dans le centre ville.
Ses yeux balançaient entre les passants frénétiques et les innombrables panneaux publicitaires. À mesure qu'il s'enfonçait au coeur de la ville, les bâtiments se faisaient de plus en plus grands, et les réclames toujours plus nombreuses. Soranov avait l'impression de serpenter au fond d'un canyon. Le bus déboucha alors sur une gigantesque place composé d'espaces vert et de monumentales fontaines. Un mastodonte de béton la dominait, richement décoré. Le siège du pouvoir. Le Sénat. Soranov appuya sur le bouton demandant l'arrêt du bus et en descendit.
Il admira la place qui s'étendait devant lui. Elle était disposé symétriquement par rapport au chemin qui menait à l'entrée principale du Sénat. Chaque motif complexe de fleurs et de bosquets trouvait son reflet de l'autre coté. Soranov se demanda ce que cela devait donner vu d'en haut. Mais les bureau de la police n'étaient pas situé aux étages, loin de là.
Il entreprit de traverser ce grand jardin sans perdre de temps. Mais il eu tout de même du mal à ne pas s'arrêter lorsqu'il gravit les grands escaliers de l'entrée. Le regard vers le haut, il contempla la spire centrale. Celle ci s'élevait presque jusqu'au sommet du dôme. Soranov souffla d'admiration avant de s'engouffrer dans le bâtiment.
07 septembre 2008
Dépoussièrage

Challenger one descendait maintenant depuis deux heures vers le fond de l'océan pacifique. L'équipe de six chercheurs qui y avait pris place pouvait admirer les plaines abyssales, et le gouffre de Challenger, le point le plus profond de la fosse des Mariannes. Le pilote et chef de mission, le capitaine Harry Strummer, dirigeait la descente d'un oeil attentif. Il actionna plusieurs commandes, et Challenger one changea de direction. Harry se tourna vers ses compagnons.
-Nous allons amorcer la descente de la fosse en elle même, il faut compter à peu près deux heures encore.
-J'ai hâte d'y être! S'extasia le journaliste Xavier Vander.
-Je crois que nous sommes tous excité, renchérit Catherine Malakia, qui discutait alors avec Francis Durier, le seul autre biologiste de l'équipe.
Jack Fedelman, un océanologue anglais, contemplait en silence les profondeurs marines, et Julia McVen, la géologue, avait les yeux rivé sur l'ouverture béante qu'était la fosse des Mariannes.
-Challenger one à contrôle de mission, nous amorçons la descente de Challenger deep, annonça Harry au bateau en surface. Le bathyscaphe obliqua vers l'avant, puis se glissa dans la fosse. Elle était encore large à ce niveau, mais toute l'équipe retenait son souffle. L'exploit de se poser au fond de Challenger deep avait déjà été réalisé, le 23 janvier 1960, mais cette mission revêtait un tout autre caractère: ils allaient être les premiers humains à fouler du pied le fond d'une fosse marine aussi profonde, doté de scaphandres spéciaux.
La descente se poursuivi lentement, occasionnant parfois un bruit de la part du bathyscaphe, qui encaissait la pression des tonnes d'eau qui s'exerçait sur lui, mais l'équipage savait le sous marin infaillible, et il n'en était pas à sa première descente. Les discussions continuèrent; Catherine et Francis dissertaient sur les formes de vie à onze milles mètre de profondeur, Jack et Julia sur la chance qu'ils avaient, et Xavier sur le reportage qu'il allait faire. Harry restait concentré sur la descente, avec toute sa rigueur militaire. Cela dura bien trois heures, car ils durent s'arrêter en cour de route, Harry voulant vérifier une énième fois les scaphandres.
Au bout de ces trois heures intenables, Challenger one toucha le fond dans un bruit sourd. Ils étaient arrivé au plus profond des océans. Tous revêtirent leur scaphandre, et Xavier alluma sa caméra qui était intégré au sien. Celle si était assez volumineuse et rendait sa combinaison légèrement plus lourde que les autres. Harry sorti le premier, suivit bientôt par toute l'équipe.
-Regardez ça! S'exclama Catherine dans son communicateur. Une sorte de poisson ressemblant à une sole venait frôler les membres de l'équipage.
-Il ne doit pas être habitué à croiser beaucoup de monde ici, expliqua Francis, c'est sûrement pour ça qu'il ne se méfit pas.
Ils explorèrent les alentours du bathyscaphe, et Harry décida qu'ils pouvaient aller plus loin. Ils se mirent en route, remontant l'énorme canyon que formait la fosse des Mariannes. Quelques minutes d'une lente marche plus tard, Harry stoppa le groupe.
-Regardez... devant! S'étonna-t-il. Les autres s'avancèrent et furent stupéfait. Devant eux s'ouvrait une crevasse d'une dizaines de mètres de large, dont on ne voyait pas le fond.
-Incroyable... lâcha Jack. Une fosse dans la fosse?
-Il faut descendre encore! Trépigna Xavier. Harry se retourna pour temporiser la situation.
-Du calme, du calme... cette crevasse n'est peut être pas aussi profonde que ça, et pas question de plonger à l'aveuglette comme ça, ce n'est peut être rien. Julia, qui explorait les environs, les appela.
-Venez voir, j'ai trouvé une sorte de tunnel! Le groupe accourut aussi vite qu'il put et se rassembla autour de ce qui ressemblait effectivement à l'entrée d'un tunnel.
-Je crois que finalement nous allons pouvoir descendre!
-Du calme Xavier, commença Harry. Nous devons faire preuve de prudence.
-Nos combinaisons peuvent supporter bien plus de pression que ce que nous supportons actuellement, non? Demanda Jack.
-En effet...
-Alors nous pouvons descendre. Nous seront prudent, et vous ouvrez la marche. Je ne pense pas que nous ayons à craindre un éboulement ou quelque chose dans ce genre.
-Si vous le dite... capitula Harry. Et ainsi, ils se mirent tous à descendre. Le tunnel se présentait comme un toboggan, et ils durent lutter et s'agripper pour ne pas glisser jusqu'en bas. La descente durait depuis près d'un quart d'heure déjà, et Harry commençait à s'inquiéter lorsqu'il aperçut la sortie. Ils débouchèrent sur une sorte de salle, d'où partaient d'autres tunnels. Tous restèrent perplexe, à s'étonner d'une telle architecture.
-Ça ne peut pas être naturel... souffla Jack, ce n'est pas possible.
-On dirai une fourmilière géante... précisa Francis.
-On devrait continuer par là, proposé Harry en désignant le plus large des tunnels. Même lui semblait emporter par sa curiosité. Le groupe entreprit de traverser cette nouvelle galerie, qui tantôt montait, tantôt descendait, en tournant dans toute les directions possibles. Ils devaient avoir descendu encore des centaines de mètres lorsqu'il débouchèrent sur une salle aux proportions gigantesques. De ce qu'ils pouvaient voir avec leur lampes, la salle s'élevait à une cinquantaines de mètre, et de nombreux tunnels en partaient. Mais ce n'était pas le plus impressionnant. Au milieux de cette salle, des dizaines de créatures nageaient dans tout les sens, sans pourtant se cogner, dans un ballet incompréhensible. Certaines émergeaient de galeries, d'autres s'y engouffraient. Ils régnait une activité intense dont le silence n'était que faiblement brisé par les mouvements de nage des créatures. On aurait dit des lézards d'environ un mètre, dotés de pattes tellement palmés qu'elles tenaient plus de la nageoire. Mais le plus impressionnant était les deux protubérance qu'ils avaient sur les cotés de leur mâchoire. On eut dit des mandibules.
-Comme des fourmis! S'écria Francis. Tous restèrent incrédule devant le spectacle qui s'offrait à eux. Leur peau ressemblait à celle des lézard, mais ils avaient tout de même l'air de poissons: ils nageaient élégamment, et possédaient des branchies.
L'équipe scientifique ne savait que faire, n'osant s'avancer dans un domaine encore jamais foulé par la présence humaine. On aurait put se croire dans un livre de Jules Verne, mais tout ça était bien réel, et chacun n'en revenait pas. Ils se rendirent compte que la nature avait encore beaucoup à leur apprendre.
10 janvier 2008
il a neigé...

Le petit avançait dans la
neige, ses petits pieds tout gelés. Ses oreilles le brûlaient,
et il osait à peine bouger un autre membre que ses jambes. Il
avait oublié depuis combien de temps il le suivait, et
pourquoi il le suivait. Il savait juste que ce grand cherchait un
arbre. Et lui, il le suivait, comme un papillon de nuit attiré
par la lumière. Il jeta un coup d' œil vers lui; son écharpe
lui tombait sur le dos, et il n'émergeait de son manteau que
sa tête et ses grandes oreilles. On ne voyait même pas sa
bouche.
Le petit détourna le regard sur
le paysage. Le blanc s'étendait au loin autour d'eux, on avait
peine à distinguer le ciel de la plaine environnante. Les
arbres ployaient sous le poids de la neige dans leur feuillages. Les
traces que laissaient les deux compères dans le manteau
neigeux était le seul élément qui venait briser
la monotonie, l'immobilité, du décor.
Le petit sentait ses forces
l'abandonner, ses paupières ne lui avaient jamais paru aussi
lourdes. C'est alors que le grand se retourna, toujours avec la même
expression sur le visage. Il le regarda et pencha le tête sur
la gauche. Le petit s'était arrêté, interloqué,
et toujours sur le point de s'effondrer.
-Ça va? demanda le grand sans
ciller. Le petit, au prix d'un douloureux effort, leva la tête
et ouvrit les yeux.
-J'ai froid, je ne sais pas où
on va, je suis fatigué et je n'en peut plus! débita-t-il
comme si il n'avait plus parlé depuis des années.
-Mais c'est toi qui à choisi de
me suivre... Le petit resta immobile un instant, puis déglutit.
-Tu... tu veux que je parte?
demanda-t-il, affolé à l'idée de devoir marcher
seul dans la neige. Sans rien dire, le grand le saisit, le posa sur
ses épaules et repris sa marche.
-C'est mieux? s'enquit il.
-Oui...
Ils parcoururent ainsi de longue
distances, s'enfonçant toujours plus dans la forêt, mais
croisant toujours le même paysage morne. Le petit ne faisait
pas la différence entre les arbres, pour lui, tous se
ressemblaient, il étaient tous horriblement triste. Le grand
ne semblait pas s'en soucier; il ne regardait jamais autour de lui,
marchait comme si il empruntait ce chemin depuis des années
déjà. Ils arrivèrent bientôt dans une
clairière, qui s'ouvrait timidement à la noirceur du
ciel.
-C'est la nuit, dit le grand, on
devrait s'arrêter ici et dormir. Ce n'était même
pas une question, le petit savait qu'il fallait s'arrêter. Il
s'installèrent, sans bruit, l'un contre l'autre, pour se tenir
chaud. Le grand ne parlait que rarement, et le petit était
bien trop épuisé pour laisser libre court à son
abondante élocution. Ils s'endormirent ainsi, éclairé
par une lune pâle.
Le lendemain, ce fut le grand qui le
réveilla. Le ciel avait repris sa couleur blanche immaculé
si ennuyeuse. Et le petit rechigna à se lever. « Je
te reprend sur mes épaules? » demanda le grand, qui
le saisi sans attendre sa réponse. Le petit ne se sentait pas
du tout mieux. Il avait pensé qu'une nuit de sommeil le
revigorerait, mais même l'épais manteau du grand ne
l'avait pas empêché de sentir la morsure du froid
nocturne et l'humidité. À bout de force, et maintenant
grognon, le petit se laissa mener par son compagnon sans poser de
question.
Ce dernier ne se souciait d'ailleurs
pas non plus du petit. Il se contentait d'avancer, sûr de son
chemin. Parfois même, le petit devait s'exercer en acrobatie
pour ne pas percuter violemment des branches qui passaient par là.
Au terme d'une longue et fastidieuse
marche, plus pour le petit, impatient et énervé, que
pour le grand, toujours aussi contenu, il s'arrêtèrent.
Le grand fixait devant lui un rideau de feuillages qui pendait des
saules pleureurs, plantés le long d'un maigre cour d'eau.
-On est arrivé, dit il
simplement.
-Quoi... ici? questionna le petit.
C'est pas possible, il y a rien ici, rien que les même arbres,
le même ciel, la même neige, rien que tout ces truc
blancs, rien que ça! cria-t-il hors de lui. Il écumait,
il avait l'impression d'avoir perdu son temps pour rien. La prochaine
fois, rappelle moi de ne pas te suivre!
Mais le grand tendis le bras, et
montra les saules, insistant. Le petit le regarda sceptiquement, puis
se résolut, de mauvaise foi, à regarder au delà.
Il se glissa, de par sa petite taille, sous les arbres, et déboucha
juste au bord du ruisseau.
-Tout est blanc, même l'eau est
blanche, tout est comme ailleurs ici, fulmina-t-il, les larmes au
yeux. Il leva la tête et ce qu'il vit alors de l'autre coté
le marqua à jamais.
Sur une colline, se tenait un arbre,
un unique arbre. Ses branches supportait autant de feuilles, grises,
marrons, noisettes, jaunis, que de neige. Les rainures de son tronc
traçaient d'harmonieuses courbes noir et grises. Son ombre
portait sur le flanc de la colline, et touchait le bord du ruisseau.
L'eau était translucide et laissait apparaître le fond
vaseux, offrant une toute palette de verts sombres. Autour de lui,
les feuilles des saules offrait le spectacle de milles teinte de
marrons qui pendaient au dessus de l'onde, et qui gouttaient de temps
en temps, brisant ainsi sa surface lisse. Même la neige offrait
un spectacle étonnant. Jamais le petit n'aurai pus se douter
qu'il puisse y avoir autant de variation dans le blanc. Chaque creux,
la moindre empreinte dans la neige, offrait une couleurs d'ombre
différente. Derrière ce paysage brillait un astre d'un
jaune faiblard, mais qui parut pour le petit aussi lumineux qu'un feu
d'artifice.
-C'est magnifique... dit il, tout en
continuant de pleurer.
-Ce n'est que l'hiver... répondit
le grand, qui s'était avancé à sa hauteur, et
dont la tête chatouillait les branches.
-L'hiver...? Je n'ai jamais rien vu de
plus beau...
06 décembre 2007
ombre
Je regarde l'homme devant moi. Ses
cheveux long lui barrent le visage. Son regard, entre le mielleux et la
cruauté, reflète une fourberie sans limites. Au delà
de ces yeux ne se trouve pas de pitié, au delà de ces
yeux ne se trouve que froideur et aridité à la fois.
C'est un être égoïste,
incapable de penser aux autres avant lui même. Un être
qui n'agit qu'en réfléchissant sur lui même. Un
être mensonger capable des pires machinations pourvut qu'elles
servent son intérêt. Un être sans talent, sauf
lorsqu'il s'agit de faire le mal et de semer le désordre. Un
être sans ambitions autre que celle d'être lui. Un être,
je n'ose dire un homme, qui concentre en lui tout ce que l'humanité
a put accumuler de mauvais au cour de son histoire.
Nous nous toisons tout deux d'un air
méprisant, l'arme à la main. Je tapote ma jambe droite
avec le canon, comme dans un geste d'attente, et l'autre m'imite
aussitôt. Je me sens comme désemparé face à
cette ombre que je ne peut pas éradiquer. Son sourire narquois
me narguant de plus en plus. Brusquement, je lève mon arme
vers lui.
Il me tient également en joue.
J'hésite, ma main tremble, des gouttes de sueur perlent sur
mon front. Je sens la moiteur de tout mon corps dans ce moment
d'angoisse. Je sens au plus profond de mon âme la peur monter
en moi, cette peur indicible qui vous noue le ventre, qui fait
vombrir à vos oreilles un bruit incessant, qui fait trembler
votre regard flou.
En serrant les dents et en m'éfforçant
de garder les yeux ouverts, je vide mon chargeur sur lui. Le miroir
se brise en éclats qui retombe sur le sol, mais son reflet
persiste, son regard, son sourire, me nargue toujours. Les larmes me
viennent aux yeux alors que je laisse tomber mon arme par terre,
impuissant.

dug'
05 décembre 2007
poeme
Frappé tout les deux par la malédiction du scanner qui marche pas, en attendant un dessin de Crubi, je vous met un poeme que j'avais fait pour... une fille, que j'aime bien, une amie. Aller, c'est parti, hommage à notre chere Crubi par ces quelques vers! Un poeme proposé par le magazine naif-émotion.
Une fille cheveux de paille
cheveux en bataille
une fille vers qui se tourner
parmis tant d'autre
une fille innaccessible
heureuse ou délaissée
une fille à regarder
juste un rêve
une fille pour consoler
et rallumer le feu
une fille pour guérir
remède d'un seul regard
sans même le savoir
merci tignasse de paille
de chaque jour combler nos failles.
dug'
(tu fait une illu si tu veux...)
18 novembre 2007
naiveté
Alors, texte texte. Comme ton dessin, ce texte représente quelque chose pour moi. Pas quelque chose de précis, plus une sensation... quelque chose comme ça. Que vas tu faire? (te foire pas!! attention!)
Le temps était maussade, et
même si l'on voyait le ciel par quelques trous, le soleil
peinait à percer les nuages. Je marchai sans regarder rien de
particulier, devant moi. Les gens évitaient de croiser mon
regard, m'évitaient, certains même rentraient dans des
magasins sur mon passage. Bandes d'abrutis...
Mes pas étaient bercés par le bruit de mes chaînes sur ma veste. Rien ici ne
m'encourageait à rester, cette rue puait, trop de voitures,
trop de bruit. Et trop de gens. Ces gens, méprisables, stupides,
je les détestai tous. Ils étaient là, à
s'affairer dans ces pseudos magasins de fringues... abrutis par la
consommation. Tous ces gens au regard vide, satisfait du malheur
qu'on leur offre. Si je restai plus longtemps, je risquai d'en jeter
un sous une des ces voitures puantes.
Je pris donc un autre chemin, je
longeai le cours d'eau qui circulait dans la ville. Personne ne
venait ici, il n'y avait pas grand chose; pas de banc, pas de
magasin, les gens ne pouvaient pas s'afficher devant les autres ici,
ils n'y venaient pas. J'allai enfin pouvoir être tranquille. Je
m'arrêtai un moment pour regarder une bande de lycéens.
Bordel, des mecs de mon âge quoi... et déjà abrutis
comme leurs parents, c'était désolant. Les mains dans
les poches, je flanai au bord de l'eau, et levant la tête, je
regardai le ciel, même sans nuage, on aurait peine à le
voir, tout est gris ici, les gens se peignent en rose, mais dessous
ils sont gris... « k'so... » lâchai-je
d'un ton fatigué, en mâchouillant la tige que j'avais
entre les dents.
-Tu dis quoi?
-Hein? Je me retournai et vit qu'en
face de moi se tenait une petite fille. Elle devait avoir six ou sept
ans, et elle se tenait, debout, perchée sur la rambarde du
cours d'eau, les jambes resserrées, ce qui lui donnait un
air de cône à glace. Elle me souriait, se penchant
légèrement en avant pour m'observer. Elle avait les
cheveux bruns coiffés de deux petites couettes. "Qu'est c'tu m'veux?" demandai-je sèchement. Nullement impressionnée,
elle continua.
-ksoo, ça veut dire quoi?
-Kuso... et ça veut dire merde.
-C'est un gros mot ça!
-Bien sur que c'est un gros mot, et
descend de là tu vas te casser la gueule!
-Mais non! regarde. Et elle se mit et
pivoter sur elle même, sur un pied. Enjouée, elle cria en
tournant. T'as vu, t'as vu? Elle s'arrêta d'un coup, puis me
regarda de nouveau. Tu dis beaucoup de gros mots toi!
-Ouai, peut être...
-Pourquoi t'as une tige dans la bouche?
-Parce que j'aime bien... machouiller
quelque chose...
-Ba faut prendre du chouhing gum.
dit-elle. Son élocution me fit rire au fond de moi.
-Ça fait des bulles et ça
perd trop vite son goût...
-Et tes chaussures toutes rouges?
Pourquoi elles sont abîmées? Pourquoi t'en changes pas? Je
marquai un temps d'arrêt face a ce déluge de questions.
J'avais à peine fini ma phrase qu'elle avait changé de
sujet. Il n'y avait bien que les gamins pour faire ça.
-Mes chaussures sont bien comme ça,
c'est tout. Répondis-je. Je m'appuyai sur le muret et fixai
les plantes aquatiques, toutes rachitiques. Quelle merde...
-Pourquoi t'en demandes pas des autres
au père noel? Je me retournai, éberlué.
-Bien sur, le père noël,
comment n'y ai-je pas pensé! Je pense qu'il a assez avec vous
pour s'occuper de moi... Dis-je avec un sourire cynique. Et mes
chaussures me plaisent!
-Moi je lui ai demandé de
m'apporter ce qu'il veut!
Je me retournai vers elle et la
considérai un moment. Ce qu'elle voulait hein... ses parents
devaient se casser la tête à trouver... Elle descendit de
son perchoir et commença à sauter, comme si elle
dansait. Je retournai mon visage vers les eaux glauques de la ville.
-He bien espérons que tu ais ce
que tu veux... murmurai-je.
-Tu dit quoi?
-Rien... lâchai-je laconique.
-Ah, maman! cria-t-elle. Une femme lui
faisait signe dans la rue centrale.
-Viens ici tout de suite, c'est
dangereux!
-J'arrive! au revoir monsieur qui dit
des gros mots.
-Ouai... je regardai sa mère.
Connasse... pensai-je, je vais pas la violer... et puis c'est elle
qu'est venu m'emmerder. Elles s'en allèrent au détour
d'un magasin, la petite me faisait toujours des grands signes de la
main avant de disparaître. Je regardai le ciel.
-Il fait beau aujourd'hui...
11 novembre 2007
face à face
Padcours l'ours et Lentouille la grenouille se sont rencontrés...
j'aimerais bien voir ce que tu en fais ^^

Padcours l'ours et Lentouille la grenouille.
Face à Face.
Lentouille sautait aussi vite qu'elle
le pouvait à travers la végétation. Elle les
entendait glisser derrière elle, siffler. À ce rythme,
ils finiraient par la rattraper. Elle sauta sur le coté, pour
essayer de les perdre, mais ils changeaient de direction aussi vite
qu'elle. Si elle atteignait la mare, elle avait une chance de s'en
tirer.
Elle arriva aux bosquets qui cachaient
l'eau, et fit un bond dans un dernier effort pour atterir dans son
refuge. Mais en plein vol, elle percuta une sorte de pilier de
fourure brune.
-He là! Vous pouvez pas
regarder devant vous? fit la chose d'une voix grave. Lentouille
releva la tête et découvrit une grosse tête qui la
surplombait, terminé par un museau humide. Elle était
tombé sur un ours.
-Aidez moi! piailla Lentouille en se
jetant entre les pattes de l'ours. Aussitôt qu'elle fut à
l'abri, ses poursuivants surgirent. Ils étaient trois, trios
vipères verte, qui ondulaient sur le sol. Elles se ravisèrent
un peu en voyant l'ours.
-Cette grenouille est à nous!
siffla l'une d'elle.
-À vous? l'ours baissa la tête
et regarda Lentouille qui tremblait entre ses jambes. Elle n'a pas
l'air d'accord et moi non plus, poursuivit il en relevant le regard
vers les serpents, qui glissaient lentement pour encercler le duo.
-Chacun a ses soucis l'ours. Nous
voulons juste manger.
-He bien je ne veux pas que vous
mangiez cette grenouille. L'ours s'éfforçait de garder
son calme, ne laissant rien paraître.
-Pourquoi cette grenouille
précisément, l'ours?
-Parce qu'elle est verte. Sa réponse
eu l'effet esconté, les vipères le regardèrent
avec des yeux rond. L'ours profita de leur surprise et rugit
furieusement en donnant un coup de griffes sur le premier reptile,
qui vola jusque dans le bosquet voisin. Les deux autres détalèrent
sans demander leur reste. L'ours pencha la tête vers
Lentouille, toujours tremblante.
-Hey, c'est fini. dit il calmement.
Lentouille releva le regard et vit que les serpents avaient disparu.
D'un bond, elle se retrouva face à l'ours. Elle commença
à regarder autour d'elle, comme si elle évitait son
sauveur.
-Merci...
-De rieeeen. Moi c'est Padcours.
répondit il en penchant la tête vers Lentouille, la
regardant fixement. Celle ci le soutint puis détourna
rapidement les yeux.
-Lentouille... dit elle tout
simplement.
-He bien... Lentouille, content de te
connaître. Padcours continua de la fixer, comme si il attendait
quelque chose. T'es pas très loquace... Les ours ne mange pas
les grenouilles tu sais... la rassura-t-il.
-Ouai...
-Bon, comme t'as pas très envie
de parler, je vais te laisser rentrer chez toi. Padcours commença
à partir lorsque Lentouille l'appela.
-Heu... attend! balbutia-t-elle.
Padcours s'arreta, souriant.
-Ouii?
-Hum... j'ai pas... plus de chez moi.
lacha-t-elle en regardant le ciel avec un air fier.
-Et cette mare? Ça ne peut pas
devenir ton chez toi?
-Cette mare est miteuse, boueuse, même
les mouches n'y viennent pas! Je vais crever de faim ou empoisonné
dans les eaux pourries!
En effet, la mare n'avait pas fiere
allure. On voyait par endroit le fond vaseux remonter à la
surface, témoignant du peu de profondeur, et une odeur
nauséabonde, même pour une grenouille, s'en échappait.
-Je te l'accorde...
-Et si je retourne à mon
ancienne mare, les vipères m'y attendront surement, sauf si je
ne suis pas seule...
-Je ne vais pas par là. trancha
Padcours.
-Mais je ne t'ai rien demandé
de toute manières! dit Lentouille en reprenant son air fier.
-Évidemment.
Le silence dur, les deux compagnons se
regardant en biais. Lentouille ne pouvait pas retourner chez elle, et
elle ne savait plus où aller... Son seul salut était,
bien qu'elle ne voulait le reconnaître, cet ours.
-He bien... heu... où va tu?
demanda-t-elle avec difficulté, en fixant le sol.
-Dans cette direction. répondit
Padcours sans rien indiquer. Il se contentai de regarder Lentouille.
-Et... hum, tu sais ce qu'il y à
par là?
-J'y vais pour le découvrir.
-Hum... et tu pense que... il y aurait
des coin à grenouilles? Lentouille s'obstinait à ne pas
le regarder, mais celui ci se fendit d'un sourire. Il se baissa à
coté d'elle et lui dit:
-À la bonne heure! Il était
temps!
-Hein? répondit elle
incompréhensive.
-Ne fait pas semblant, et monte, tête
de mule!
-Mais...
-Bon... maintenant si tu ne monte pas,
c'est moi qui t'emmène! grogna Padcours. Lentouille le
regarda, la bouche ouverte. Elle hésita, encore déboussolé;
Cet ours était le premier avec qui sa rencontre semblait bien
se terminer... non, pas se terminer...
-D'accord... Et elle grimpa d'un saut
sur le dos de Padcours, qui se releva et se mit en marche. Et... tu
pense qu'il y aura une marre là où on va?
demanda-t-elle doucement.
-Je suis sûr que nous
découvriront plus qu'une mare.
Et ils s'éloignèrent dans la forêt, vers l'inconnu.
À suivre...?
06 novembre 2007
abruti de moustique
Alors voilà, premier texte, qui va surprendre ceux qui me connaissent, c'est pas du tout ce que j'ai l'habitude d'écrire. Mais ça m'oblige à écrire sur tout et n'importe quoi (plus n'importe quoi là...). J'ai hate de voir ce que va nous sortir Crubi pour un texte pareil...
Abruti de moustique
Un moustique
tourne désespérément autour de la lampe, croyant
trouver dans cette source de chaleur un corps à piquer. Il
vole maladroitement, se cogne contre les murs et finit par se coincer
derrière une affiche d'anime japonais. À coté
sont punaisé de nombreuses impressions d'images et de fonds
d'écran trouvé sur le net, et aussi des posters de
groupes divers, parfois dédicacé.
Le moustique sort
finalement de derrière son affiche et tombe sur le lit. Il se
remet de sa chute entre les plis de la couverture défaite. Le
chat, boule de poils au bout du matelas, ronronne doucement.
Notre ami repart
et volette un peu partout. Il passe devant la guitare et bifurque
vers les bibliothèques. Il passe devant les ouvrages, beaucoup
de science fiction et de fantasy, mais aussi des encyclopédies;
trois étagères sont complètement remplis de
livres d'anciennes civilisations et de mythologies diverses.
L'insecte
rencontre violemment le tas de peluches dans le coin de la pièce,
puis repart, survolant au passage la corbeille de linge sale et
l'atelier de modelisme, couvert de figurines de petits soldats. Il
passe à coté d'une tignasse toute en désordre et
s'écrase encore, cette fois en plein dans un dictionnaire de
grec, ouvert, page quatre cent douze. La tignasse est un homme,
affalé sur le bureau, effondré sur une feuille, qui
sommeille tranquillement, un crayon à la main. Le moustique
s'envole alors, donnant plus l'impression de sauter de façon
grotesque, sur la main de l'homme chevelu. Sentant le moustique le
piquer, il se réveille subitement, en faisant de grands
gestes. Le moustique décolle, apeuré.
- Abruti de
moustique...
L'homme s'empare
alors d'un calendrier et ouvre le velux. Il s'applique à
repousser le moustique vers la nuit, résigné à
ne pas le tuer.
Au bout de
quelque minutes, l'insecte s'égaye dans la fraîcheur
nocturne tandis que le velux se referme violemment derrière
lui.
- Abruti de
moustique...
by dugudule

by crubi
05 novembre 2007
ouverture!
Quel titre classique quand même... mais j'ai jamais aimé mettre des titres...
Alors! Mais c'est quoi ce blog?! Ce blog parmis tant d'autre! Un projet que j'ai eu, je voulais mettre mes textes sur le net, et je me suis dit "merde, c'est con j'ai tout plein d'images mais je sais pas dessiner" et paf, ça m'est venu comme une évidence, crubi!
Crubi, c'est une copine, qui sais dessiner, donc ni une ni deux, je lui propose, pis tentée, elle accepte. Magnifique!
Maintenant voila, ce blog est né, et nous sommes deux, crubi et dugudule, à le tenir.
Le concept est simple, je poste des textes, et crubi les illustrations des textes. Ou alors le contraire, elle poste un dessin, et moi j'écris un texte à partir de ça (comme ça ça m'oblige à écrire sur tout plein de chose et à me diversifier)
sur ce, je me tait et bonne lecture :)
dug'