<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>crubi and dugudule&apos;s project</title><link>http://cdartproject.canalblog.com/</link><description>projet artistique, des textes+des dessins</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 10 Nov 2009 07:20:11 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Une ville sous terre</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/12/05/11639614.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/12/05/11639614.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11639614/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/12/05/11639614.html</guid><description>	&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Voila, un texte descriptif tir&#xe9; d&apos;une nouvelle, &#xe7;a te fera bosser les d&#xe9;cors, niark!&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Lorsqu&apos;il &#xe9;mergea,
il marqua une pause et admira la ville. D&#xf4;me 1. Il n&apos;y &#xe9;tait venu
qu&apos;une fois par le pass&#xe9;, et cela remontait &#xe0; une vingtaine
d&apos;ann&#xe9;es, lorsqu&apos;il avait r&#xe9;ussi son examen d&apos;entr&#xe9;e dans la
police. Et D&#xf4;me 1 n&apos;avait pas chang&#xe9; depuis ce jour. La vo&#xfb;te
monumentale s&apos;&#xe9;levait &#xe0; pr&#xe8;s de trois kilom&#xe8;tres de haut,
laissant la place pour de gigantesques grattes ciel et autres plates
forme de circulations, qui en s&apos;enchev&#xea;trant formaient un v&#xe9;ritable
labyrinthe. Les gigantesques syst&#xe8;mes d&apos;&#xe9;clairage parcouraient
l&apos;int&#xe9;rieur de la coupole et projetaient leur lumi&#xe8;re sur toute la
ville. Soranov resta un moment &#xe0; s&apos;&#xe9;merveiller devant ce prodige
architectural, avant d&apos;&#xea;tre bouscul&#xe9; par un passant fr&#xe9;n&#xe9;tique.
Les habitants de d&#xf4;me 1 n&apos;admiraient plus leur ville depuis bien
longtemps, et le rythme de vie y &#xe9;tait effr&#xe9;n&#xe9;. Dans un cercle de
dix kilom&#xe8;tres de diam&#xe8;tre, un million de personnes s&apos;agitaient en
tout sens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Soranov essaya de
marcher tout en comprenant l&apos;immensit&#xe9; de la ville, sans heurter les
individus qui ne le voyaient m&#xea;me pas, qui marchaient t&#xea;te baiss&#xe9;,
rapidement. Il se r&#xe9;signa &#xe0; marcher sur le cot&#xe9;, &#xe0; raser les
murs, pour rejoindre l&apos;arr&#xea;t de bus le plus proche. Il en vit un, et
se mit &#xe0; courir lui aussi pour monter en marche dans le v&#xe9;hicule
&#xe9;lectrique qui s&apos;&#xe9;loignait alors. Il s&apos;assit &#xe0; la premi&#xe8;re place
qu&apos;il trouva, et laissa de nouveau son regard vagabonder &#xe0; la vitre
alors que le bus l&apos;emmenait dans le centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;	Ses yeux
balan&#xe7;aient entre les passants fr&#xe9;n&#xe9;tiques et les innombrables
panneaux publicitaires. &#xc0; mesure qu&apos;il s&apos;enfon&#xe7;ait au coeur de la
ville, les b&#xe2;timents se faisaient de plus en plus grands, et les
r&#xe9;clames toujours plus nombreuses. Soranov avait l&apos;impression de
serpenter au fond d&apos;un canyon. Le bus d&#xe9;boucha alors sur une
gigantesque place compos&#xe9; d&apos;espaces vert et de monumentales
fontaines. Un mastodonte de b&#xe9;ton la dominait, richement d&#xe9;cor&#xe9;.
Le si&#xe8;ge du pouvoir. Le S&#xe9;nat. Soranov appuya sur le bouton
demandant l&apos;arr&#xea;t du bus et en descendit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;	Il admira la place
qui s&apos;&#xe9;tendait devant lui. Elle &#xe9;tait dispos&#xe9; sym&#xe9;triquement par
rapport au chemin qui menait &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e principale du S&#xe9;nat.
Chaque motif complexe de fleurs et de bosquets trouvait son reflet de
l&apos;autre cot&#xe9;. Soranov se demanda ce que cela devait donner vu d&apos;en
haut. Mais les bureau de la police n&apos;&#xe9;taient pas situ&#xe9; aux &#xe9;tages,
loin de l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;	Il entreprit de
traverser ce grand jardin sans perdre de temps. Mais il eu tout de
m&#xea;me du mal &#xe0; ne pas s&apos;arr&#xea;ter lorsqu&apos;il gravit les grands
escaliers de l&apos;entr&#xe9;e. Le regard vers le haut, il contempla la spire
centrale. Celle ci s&apos;&#xe9;levait presque jusqu&apos;au sommet du d&#xf4;me.
Soranov souffla d&apos;admiration avant de s&apos;engouffrer dans le b&#xe2;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 05 Dec 2008 18:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;poussi&#xe8;rage</title><dc:creator>Crubi</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/09/07/10496764.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/09/07/10496764.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10496764/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2008/09/07/10496764.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img height=&quot;457&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;500&quot; alt=&quot;dragdug&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/97/76/376860/29835912.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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--&amp;amp;amp;amp;gt;&lt;/style&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Challenger one descendait maintenant depuis deux heures vers le fond de l&apos;oc&#xe9;an pacifique. L&apos;&#xe9;quipe de six chercheurs qui y avait pris place pouvait admirer les plaines abyssales, et le gouffre de Challenger, le point le plus profond de la fosse des Mariannes. Le pilote et chef de mission, le capitaine Harry Strummer, dirigeait la descente d&apos;un oeil attentif. Il actionna plusieurs commandes, et Challenger one changea de direction. Harry se tourna vers ses compagnons.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Nous allons amorcer la descente de la fosse en elle m&#xea;me, il faut compter &#xe0; peu pr&#xe8;s deux heures encore.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -J&apos;ai h&#xe2;te d&apos;y &#xea;tre! S&apos;extasia le journaliste Xavier Vander.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Je crois que nous sommes tous excit&#xe9;, rench&#xe9;rit Catherine Malakia, qui discutait alors avec Francis Durier, le seul autre biologiste de l&apos;&#xe9;quipe.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Jack Fedelman, un oc&#xe9;anologue anglais, contemplait en silence les profondeurs marines, et Julia McVen, la g&#xe9;ologue, avait les yeux riv&#xe9; sur l&apos;ouverture b&#xe9;ante qu&apos;&#xe9;tait la fosse des Mariannes.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Challenger one &#xe0; contr&#xf4;le de mission, nous amor&#xe7;ons la descente de Challenger deep, annon&#xe7;a Harry au bateau en surface. Le bathyscaphe obliqua vers l&apos;avant, puis se glissa dans la fosse. Elle &#xe9;tait encore large &#xe0; ce niveau, mais toute l&apos;&#xe9;quipe retenait son souffle. L&apos;exploit de se poser au fond de Challenger deep avait d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;alis&#xe9;, le 23 janvier 1960, mais cette mission rev&#xea;tait un tout autre caract&#xe8;re: ils allaient &#xea;tre les premiers humains &#xe0; fouler du pied le fond d&apos;une fosse marine aussi profonde, dot&#xe9; de scaphandres sp&#xe9;ciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La descente se poursuivi lentement, occasionnant parfois un bruit de la part du bathyscaphe, qui encaissait la pression des tonnes d&apos;eau qui s&apos;exer&#xe7;ait sur lui, mais l&apos;&#xe9;quipage savait le sous marin infaillible, et il n&apos;en &#xe9;tait pas &#xe0; sa premi&#xe8;re descente. Les discussions continu&#xe8;rent; Catherine et Francis dissertaient sur les formes de vie &#xe0; onze milles m&#xe8;tre de profondeur, Jack et Julia sur la chance qu&apos;ils avaient, et Xavier sur le reportage qu&apos;il allait faire. Harry restait concentr&#xe9; sur la descente, avec toute sa rigueur militaire. Cela dura bien trois heures, car ils durent s&apos;arr&#xea;ter en cour de route, Harry voulant v&#xe9;rifier une &#xe9;ni&#xe8;me fois les scaphandres.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Au bout de ces trois heures intenables, Challenger one toucha le fond dans un bruit sourd. Ils &#xe9;taient arriv&#xe9; au plus profond des oc&#xe9;ans. Tous rev&#xea;tirent leur scaphandre, et Xavier alluma sa cam&#xe9;ra qui &#xe9;tait int&#xe9;gr&#xe9; au sien. Celle si &#xe9;tait assez volumineuse et rendait sa combinaison l&#xe9;g&#xe8;rement plus lourde que les autres. Harry sorti le premier, suivit bient&#xf4;t par toute l&apos;&#xe9;quipe.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Regardez &#xe7;a! S&apos;exclama Catherine dans son communicateur. Une sorte de poisson ressemblant &#xe0; une sole venait fr&#xf4;ler les membres de l&apos;&#xe9;quipage.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Il ne doit pas &#xea;tre habitu&#xe9; &#xe0; croiser beaucoup de monde ici, expliqua Francis, c&apos;est s&#xfb;rement pour &#xe7;a qu&apos;il ne se m&#xe9;fit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ils explor&#xe8;rent les alentours du bathyscaphe, et Harry d&#xe9;cida qu&apos;ils pouvaient aller plus loin. Ils se mirent en route, remontant l&apos;&#xe9;norme canyon que formait la fosse des Mariannes. Quelques minutes d&apos;une lente marche plus tard, Harry stoppa le groupe.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Regardez... devant! S&apos;&#xe9;tonna-t-il. Les autres s&apos;avanc&#xe8;rent et furent stup&#xe9;fait. Devant eux s&apos;ouvrait une crevasse d&apos;une dizaines de m&#xe8;tres de large, dont on ne voyait pas le fond.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Incroyable... l&#xe2;cha Jack. Une fosse dans la fosse?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Il faut descendre encore! Tr&#xe9;pigna Xavier. Harry se retourna pour temporiser la situation.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Du calme, du calme... cette crevasse n&apos;est peut &#xea;tre pas aussi profonde que &#xe7;a, et pas question de plonger &#xe0; l&apos;aveuglette comme &#xe7;a, ce n&apos;est peut &#xea;tre rien. Julia, qui explorait les environs, les appela.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Venez voir, j&apos;ai trouv&#xe9; une sorte de tunnel! Le groupe accourut aussi vite qu&apos;il put et se rassembla autour de ce qui ressemblait effectivement &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e d&apos;un tunnel.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Je crois que finalement nous allons pouvoir descendre!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Du calme Xavier, commen&#xe7;a Harry. Nous devons faire preuve de prudence.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Nos combinaisons peuvent supporter bien plus de pression que ce que nous supportons actuellement, non? Demanda Jack.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -En effet...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Alors nous pouvons descendre. Nous seront prudent, et vous ouvrez la marche. Je ne pense pas que nous ayons &#xe0; craindre un &#xe9;boulement ou quelque chose dans ce genre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Si vous le dite... capitula Harry. Et ainsi, ils se mirent tous &#xe0; descendre. Le tunnel se pr&#xe9;sentait comme un toboggan, et ils durent lutter et s&apos;agripper pour ne pas glisser jusqu&apos;en bas. La descente durait depuis pr&#xe8;s d&apos;un quart d&apos;heure d&#xe9;j&#xe0;, et Harry commen&#xe7;ait &#xe0; s&apos;inqui&#xe9;ter lorsqu&apos;il aper&#xe7;ut la sortie. Ils d&#xe9;bouch&#xe8;rent sur une sorte de salle, d&apos;o&#xf9; partaient d&apos;autres tunnels. Tous rest&#xe8;rent perplexe, &#xe0; s&apos;&#xe9;tonner d&apos;une telle architecture.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc7;a ne peut pas &#xea;tre naturel... souffla Jack, ce n&apos;est pas possible.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -On dirai une fourmili&#xe8;re g&#xe9;ante... pr&#xe9;cisa Francis.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -On devrait continuer par l&#xe0;, propos&#xe9; Harry en d&#xe9;signant le plus large des tunnels. M&#xea;me lui semblait emporter par sa curiosit&#xe9;. Le groupe entreprit de traverser cette nouvelle galerie, qui tant&#xf4;t montait, tant&#xf4;t descendait, en tournant dans toute les directions possibles. Ils devaient avoir descendu encore des centaines de m&#xe8;tres lorsqu&apos;il d&#xe9;bouch&#xe8;rent sur une salle aux proportions gigantesques. De ce qu&apos;ils pouvaient voir avec leur lampes, la salle s&apos;&#xe9;levait &#xe0; une cinquantaines de m&#xe8;tre, et de nombreux tunnels en partaient. Mais ce n&apos;&#xe9;tait pas le plus impressionnant. Au milieux de cette salle, des dizaines de cr&#xe9;atures nageaient dans tout les sens, sans pourtant se cogner, dans un ballet incompr&#xe9;hensible. Certaines &#xe9;mergeaient de galeries, d&apos;autres s&apos;y engouffraient. Ils r&#xe9;gnait une activit&#xe9; intense dont le silence n&apos;&#xe9;tait que faiblement bris&#xe9; par les mouvements de nage des cr&#xe9;atures. On aurait dit des l&#xe9;zards d&apos;environ un m&#xe8;tre, dot&#xe9;s de pattes tellement palm&#xe9;s qu&apos;elles tenaient plus de la nageoire. Mais le plus impressionnant &#xe9;tait les deux protub&#xe9;rance qu&apos;ils avaient sur les cot&#xe9;s de leur m&#xe2;choire. On eut dit des mandibules.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Comme des fourmis! S&apos;&#xe9;cria Francis. Tous rest&#xe8;rent incr&#xe9;dule devant le spectacle qui s&apos;offrait &#xe0; eux. Leur peau ressemblait &#xe0; celle des l&#xe9;zard, mais ils avaient tout de m&#xea;me l&apos;air de poissons: ils nageaient &#xe9;l&#xe9;gamment, et poss&#xe9;daient des branchies.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L&apos;&#xe9;quipe scientifique ne savait que faire, n&apos;osant s&apos;avancer dans un domaine encore jamais foul&#xe9; par la pr&#xe9;sence humaine. On aurait put se croire dans un livre de Jules Verne, mais tout &#xe7;a &#xe9;tait bien r&#xe9;el, et chacun n&apos;en revenait pas. Ils se rendirent compte que la nature avait encore beaucoup &#xe0; leur apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;
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&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le petit avan&#xe7;ait dans la
neige, ses petits pieds tout gel&#xe9;s. Ses oreilles le br&#xfb;laient,
et il osait &#xe0; peine bouger un autre membre que ses jambes. Il
avait oubli&#xe9; depuis combien de temps il le suivait, et
pourquoi il le suivait. Il savait juste que ce grand cherchait un
arbre. Et lui, il le suivait, comme un papillon de nuit attir&#xe9;
par la lumi&#xe8;re. Il jeta un coup d&apos; œil vers lui; son &#xe9;charpe
lui tombait sur le dos, et il n&apos;&#xe9;mergeait de son manteau que
sa t&#xea;te et ses grandes oreilles. On ne voyait m&#xea;me pas sa
bouche.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le petit d&#xe9;tourna le regard sur
le paysage. Le blanc s&apos;&#xe9;tendait au loin autour d&apos;eux, on avait
peine &#xe0; distinguer le ciel de la plaine environnante. Les
arbres ployaient sous le poids de la neige dans leur feuillages. Les
traces que laissaient les deux comp&#xe8;res dans le manteau
neigeux &#xe9;tait le seul &#xe9;l&#xe9;ment qui venait briser
la monotonie, l&apos;immobilit&#xe9;, du d&#xe9;cor.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le petit sentait ses forces
l&apos;abandonner, ses paupi&#xe8;res ne lui avaient jamais paru aussi
lourdes. C&apos;est alors que le grand se retourna, toujours avec la m&#xea;me
expression sur le visage. Il le regarda et pencha le t&#xea;te sur
la gauche. Le petit s&apos;&#xe9;tait arr&#xea;t&#xe9;, interloqu&#xe9;,
et toujours sur le point de s&apos;effondrer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc7;a va? demanda le grand sans
ciller. Le petit, au prix d&apos;un douloureux effort, leva la t&#xea;te
et ouvrit les yeux.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -J&apos;ai froid, je ne sais pas o&#xf9;
on va, je suis fatigu&#xe9; et je n&apos;en peut plus! d&#xe9;bita-t-il
comme si il n&apos;avait plus parl&#xe9; depuis des ann&#xe9;es.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Mais c&apos;est toi qui &#xe0; choisi de
me suivre... Le petit resta immobile un instant, puis d&#xe9;glutit.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Tu... tu veux que je parte?
demanda-t-il, affol&#xe9; &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de devoir marcher
seul dans la neige. Sans rien dire, le grand le saisit, le posa sur
ses &#xe9;paules et repris sa marche.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -C&apos;est mieux? s&apos;enquit il.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Oui...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ils parcoururent ainsi de longue
distances, s&apos;enfon&#xe7;ant toujours plus dans la for&#xea;t, mais
croisant toujours le m&#xea;me paysage morne. Le petit ne faisait
pas la diff&#xe9;rence entre les arbres, pour lui, tous se
ressemblaient, il &#xe9;taient tous horriblement triste. Le grand
ne semblait pas s&apos;en soucier; il ne regardait jamais autour de lui,
marchait comme si il empruntait ce chemin depuis des ann&#xe9;es
d&#xe9;j&#xe0;. Ils arriv&#xe8;rent bient&#xf4;t dans une
clairi&#xe8;re, qui s&apos;ouvrait timidement &#xe0; la noirceur du
ciel.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -C&apos;est la nuit, dit le grand, on
devrait s&apos;arr&#xea;ter ici et dormir. Ce n&apos;&#xe9;tait m&#xea;me
pas une question, le petit savait qu&apos;il fallait s&apos;arr&#xea;ter. Il
s&apos;install&#xe8;rent, sans bruit, l&apos;un contre l&apos;autre, pour se tenir
chaud. Le grand ne parlait que rarement, et le petit &#xe9;tait
bien trop &#xe9;puis&#xe9; pour laisser libre court &#xe0; son
abondante &#xe9;locution. Ils s&apos;endormirent ainsi, &#xe9;clair&#xe9;
par une lune p&#xe2;le.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le lendemain, ce fut le grand qui le
r&#xe9;veilla. Le ciel avait repris sa couleur blanche immacul&#xe9;
si ennuyeuse. Et le petit rechigna &#xe0; se lever. &#xab; Je
te reprend sur mes &#xe9;paules? &#xbb; demanda le grand, qui
le saisi sans attendre sa r&#xe9;ponse. Le petit ne se sentait pas
du tout mieux. Il avait pens&#xe9; qu&apos;une nuit de sommeil le
revigorerait, mais m&#xea;me l&apos;&#xe9;pais manteau du grand ne
l&apos;avait pas emp&#xea;ch&#xe9; de sentir la morsure du froid
nocturne et l&apos;humidit&#xe9;. &#xc0; bout de force, et maintenant
grognon, le petit se laissa mener par son compagnon sans poser de
question.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ce dernier ne se souciait d&apos;ailleurs
pas non plus du petit. Il se contentait d&apos;avancer, s&#xfb;r de son
chemin. Parfois m&#xea;me, le petit devait s&apos;exercer en acrobatie
pour ne pas percuter violemment des branches qui passaient par l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Au terme d&apos;une longue et fastidieuse
marche, plus pour le petit, impatient et &#xe9;nerv&#xe9;, que
pour le grand, toujours aussi contenu, il s&apos;arr&#xea;t&#xe8;rent.
Le grand fixait devant lui un rideau de feuillages qui pendait des
saules pleureurs, plant&#xe9;s le long d&apos;un maigre cour d&apos;eau.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -On est arriv&#xe9;, dit il
simplement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Quoi... ici? questionna le petit.
C&apos;est pas possible, il y a rien ici, rien que les m&#xea;me arbres,
le m&#xea;me ciel, la m&#xea;me neige, rien que tout ces truc
blancs, rien que &#xe7;a! cria-t-il hors de lui. Il &#xe9;cumait,
il avait l&apos;impression d&apos;avoir perdu son temps pour rien. La prochaine
fois, rappelle moi de ne pas te suivre!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mais le grand tendis le bras, et
montra les saules, insistant. Le petit le regarda sceptiquement, puis
se r&#xe9;solut, de mauvaise foi, &#xe0; regarder au del&#xe0;.
Il se glissa, de par sa petite taille, sous les arbres, et d&#xe9;boucha
juste au bord du ruisseau.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Tout est blanc, m&#xea;me l&apos;eau est
blanche, tout est comme ailleurs ici, fulmina-t-il, les larmes au
yeux. Il leva la t&#xea;te et ce qu&apos;il vit alors de l&apos;autre cot&#xe9;
le marqua &#xe0; jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Sur une colline, se tenait un arbre,
un unique arbre. Ses branches supportait autant de feuilles, grises,
marrons, noisettes, jaunis, que de neige. Les rainures de son tronc
tra&#xe7;aient d&apos;harmonieuses courbes noir et grises. Son ombre
portait sur le flanc de la colline, et touchait le bord du ruisseau.
L&apos;eau &#xe9;tait translucide et laissait appara&#xee;tre le fond
vaseux, offrant une toute palette de verts sombres. Autour de lui,
les feuilles des saules offrait le spectacle de milles teinte de
marrons qui pendaient au dessus de l&apos;onde, et qui gouttaient de temps
en temps, brisant ainsi sa surface lisse. M&#xea;me la neige offrait
un spectacle &#xe9;tonnant. Jamais le petit n&apos;aurai pus se douter
qu&apos;il puisse y avoir autant de variation dans le blanc. Chaque creux,
la moindre empreinte dans la neige, offrait une couleurs d&apos;ombre
diff&#xe9;rente. Derri&#xe8;re ce paysage brillait un astre d&apos;un
jaune faiblard, mais qui parut pour le petit aussi lumineux qu&apos;un feu
d&apos;artifice.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -C&apos;est magnifique... dit il, tout en
continuant de pleurer.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ce n&apos;est que l&apos;hiver... r&#xe9;pondit
le grand, qui s&apos;&#xe9;tait avanc&#xe9; &#xe0; sa hauteur, et
dont la t&#xea;te chatouillait les branches.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -L&apos;hiver...? Je n&apos;ai jamais rien vu de
plus beau...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Jan 2008 16:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>ombre</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/06/7146753.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/06/7146753.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7146753/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/06/7146753.html</guid><description>&lt;title&gt;&lt;/title&gt;
&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.0 (Linux)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;20071206;20115900&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;20071206;20530300&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;!--
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--&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je regarde l&apos;homme devant moi. Ses
cheveux long lui barrent le visage. Son regard, entre le mielleux et la
cruaut&#xe9;, refl&#xe8;te une fourberie sans limites. Au del&#xe0;
de ces yeux ne se trouve pas de piti&#xe9;, au del&#xe0; de ces
yeux ne se trouve que froideur et aridit&#xe9; &#xe0; la fois.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; C&apos;est un &#xea;tre &#xe9;go&#xef;ste,
incapable de penser aux autres avant lui m&#xea;me. Un &#xea;tre
qui n&apos;agit qu&apos;en r&#xe9;fl&#xe9;chissant sur lui m&#xea;me. Un
&#xea;tre mensonger capable des pires machinations pourvut qu&apos;elles
servent son int&#xe9;r&#xea;t. Un &#xea;tre sans talent, sauf
lorsqu&apos;il s&apos;agit de faire le mal et de semer le d&#xe9;sordre. Un
&#xea;tre sans ambitions autre que celle d&apos;&#xea;tre lui. Un &#xea;tre,
je n&apos;ose dire un homme, qui concentre en lui tout ce que l&apos;humanit&#xe9;
a put accumuler de mauvais au cour de son histoire.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Nous nous toisons tout deux d&apos;un air
m&#xe9;prisant, l&apos;arme &#xe0; la main. Je tapote ma jambe droite
avec le canon, comme dans un geste d&apos;attente, et l&apos;autre m&apos;imite
aussit&#xf4;t. Je me sens comme d&#xe9;sempar&#xe9; face &#xe0;
cette ombre que je ne peut pas &#xe9;radiquer. Son sourire narquois
me narguant de plus en plus. Brusquement, je l&#xe8;ve mon arme
vers lui.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il me tient &#xe9;galement en joue.
J&apos;h&#xe9;site, ma main tremble, des gouttes de sueur perlent sur
mon front. Je sens la moiteur de tout mon corps dans ce moment
d&apos;angoisse. Je sens au plus profond de mon &#xe2;me la peur monter
en moi, cette peur indicible qui vous noue le ventre, qui fait
vombrir &#xe0; vos oreilles un bruit incessant, qui fait trembler
votre regard flou.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En serrant les dents et en m&apos;&#xe9;ffor&#xe7;ant
de garder les yeux ouverts, je vide mon chargeur sur lui. Le miroir
se brise en &#xe9;clats qui retombe sur le sol, mais son reflet
persiste, son regard, son sourire, me nargue toujours. Les larmes me
viennent aux yeux alors que je laisse tomber mon arme par terre,
impuissant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;518&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;400&quot; alt=&quot;ombre&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/77/376860/20988432.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;dug&apos;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 06 Dec 2007 19:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>poeme</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/05/7133863.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/05/7133863.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7133863/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/12/05/7133863.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Frapp&#xe9; tout les deux par la mal&#xe9;diction du scanner qui marche pas, en attendant un dessin de Crubi, je vous met un poeme que j&apos;avais fait pour... une fille, que j&apos;aime bien, une amie. Aller, c&apos;est parti, hommage &#xe0; notre chere Crubi par ces quelques vers! Un poeme propos&#xe9; par le magazine naif-&#xe9;motion.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Une fille cheveux de paille&lt;br /&gt;cheveux en bataille&lt;br /&gt;une fille vers qui se tourner&lt;br /&gt;parmis tant d&apos;autre&lt;br /&gt;une fille innaccessible&lt;br /&gt;heureuse ou d&#xe9;laiss&#xe9;e&lt;br /&gt;une fille &#xe0; regarder&lt;br /&gt;juste un r&#xea;ve&lt;br /&gt;une fille pour consoler&lt;br /&gt;et rallumer le feu&lt;br /&gt;une fille pour gu&#xe9;rir&lt;br /&gt;rem&#xe8;de d&apos;un seul regard&lt;br /&gt;sans m&#xea;me le savoir&lt;br /&gt;merci tignasse de paille&lt;br /&gt;de chaque jour combler nos failles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dug&apos;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;(tu fait une illu si tu veux...)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 05 Dec 2007 17:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>naivet&#xe9;</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/18/6935441.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/18/6935441.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6935441/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/18/6935441.html</guid><description>	&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.0 (Linux)&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CREATED&quot; content=&quot;20071118;11112500&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CHANGED&quot; content=&quot;20071118;19490800&quot; /&gt;
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&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;!--
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--&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;Alors, texte texte. Comme ton dessin, ce texte repr&#xe9;sente quelque chose pour moi. Pas quelque chose de pr&#xe9;cis, plus une sensation... quelque chose comme &#xe7;a. Que vas tu faire? (te foire pas!! attention!)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le temps &#xe9;tait maussade, et
m&#xea;me si l&apos;on voyait le ciel par quelques trous, le soleil
peinait &#xe0; percer les nuages. Je marchai sans regarder rien de
particulier, devant moi. Les gens &#xe9;vitaient de croiser mon
regard, m&apos;&#xe9;vitaient, certains m&#xea;me rentraient dans des
magasins sur mon passage. Bandes d&apos;abrutis...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mes pas &#xe9;taient berc&#xe9;s par le bruit de mes cha&#xee;nes sur ma veste. Rien ici ne
m&apos;encourageait &#xe0; rester, cette rue puait, trop de voitures,
trop de bruit. Et trop de gens. Ces gens, m&#xe9;prisables, stupides,
je les d&#xe9;testai tous. Ils &#xe9;taient l&#xe0;, &#xe0;
s&apos;affairer dans ces pseudos magasins de fringues... abrutis par la
consommation. Tous ces gens au regard vide, satisfait du malheur
qu&apos;on leur offre. Si je restai plus longtemps, je risquai d&apos;en jeter
un sous une des ces voitures puantes.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je pris donc un autre chemin, je
longeai le cours d&apos;eau qui circulait dans la ville. Personne ne
venait ici, il n&apos;y avait pas grand chose; pas de banc, pas de
magasin, les gens ne pouvaient pas s&apos;afficher devant les autres ici,
ils n&apos;y venaient pas. J&apos;allai enfin pouvoir &#xea;tre tranquille. Je
m&apos;arr&#xea;tai un moment pour regarder une bande de lyc&#xe9;ens.
Bordel, des mecs de mon &#xe2;ge quoi... et d&#xe9;j&#xe0; abrutis
comme leurs parents, c&apos;&#xe9;tait d&#xe9;solant. Les mains dans
les poches, je flanai au bord de l&apos;eau, et levant la t&#xea;te, je
regardai le ciel, m&#xea;me sans nuage, on aurait peine &#xe0; le
voir, tout est gris ici, les gens se peignent en rose, mais dessous
ils sont gris... &#xab; k&apos;so... &#xbb; l&#xe2;chai-je
d&apos;un ton fatigu&#xe9;, en m&#xe2;chouillant la tige que j&apos;avais
entre les dents.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Tu dis quoi?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Hein? Je me retournai et vit qu&apos;en
face de moi se tenait une petite fille. Elle devait avoir six ou sept
ans, et elle se tenait, debout, perch&#xe9;e sur la rambarde du
cours d&apos;eau, les jambes resserr&#xe9;es, ce qui lui donnait un
air de c&#xf4;ne &#xe0; glace. Elle me souriait, se penchant
l&#xe9;g&#xe8;rement en avant pour m&apos;observer. Elle avait les
cheveux bruns coiff&#xe9;s de deux petites couettes. &amp;quot;Qu&apos;est c&apos;tu m&apos;veux?&amp;quot; demandai-je s&#xe8;chement. Nullement impressionn&#xe9;e,
elle continua.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -ksoo, &#xe7;a veut dire quoi?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Kuso... et &#xe7;a veut dire merde.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -C&apos;est un gros mot &#xe7;a!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Bien sur que c&apos;est un gros mot, et
descend de l&#xe0; tu vas te casser la gueule!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Mais non! regarde. Et elle se mit et
pivoter sur elle m&#xea;me, sur un pied. Enjou&#xe9;e, elle cria en
tournant. T&apos;as&amp;nbsp; vu, t&apos;as vu? Elle s&apos;arr&#xea;ta d&apos;un coup, puis me
regarda de nouveau. Tu dis beaucoup de gros mots toi!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ouai, peut &#xea;tre...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Pourquoi t&apos;as une tige dans la bouche?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Parce que j&apos;aime bien... machouiller
quelque chose...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ba faut prendre du chouhing gum.
dit-elle. Son &#xe9;locution me fit rire au fond de moi.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc7;a fait des bulles et &#xe7;a
perd trop vite son go&#xfb;t...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Et tes chaussures toutes rouges?
Pourquoi elles sont ab&#xee;m&#xe9;es? Pourquoi t&apos;en changes pas? Je
marquai un temps d&apos;arr&#xea;t face a ce d&#xe9;luge de questions.
J&apos;avais &#xe0; peine fini ma phrase qu&apos;elle avait chang&#xe9; de
sujet. Il n&apos;y avait bien que les gamins pour faire &#xe7;a.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Mes chaussures sont bien comme &#xe7;a,
c&apos;est tout. R&#xe9;pondis-je. Je m&apos;appuyai sur le muret et fixai
les plantes aquatiques, toutes rachitiques. Quelle merde...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Pourquoi t&apos;en demandes pas des autres
au p&#xe8;re noel? Je me retournai, &#xe9;berlu&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Bien sur, le p&#xe8;re no&#xeb;l,
comment n&apos;y ai-je pas pens&#xe9;! Je pense qu&apos;il a assez avec vous
pour s&apos;occuper de moi... Dis-je avec un sourire cynique. Et mes
chaussures me plaisent!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Moi je lui ai demand&#xe9; de
m&apos;apporter ce qu&apos;il veut!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je me retournai vers elle et la
consid&#xe9;rai un moment. Ce qu&apos;elle voulait hein... ses parents
devaient se casser la t&#xea;te &#xe0; trouver... Elle descendit de
son perchoir et commen&#xe7;a &#xe0; sauter, comme si elle
dansait. Je retournai mon visage vers les eaux glauques de la ville.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -He bien esp&#xe9;rons que tu ais ce
que tu veux... murmurai-je.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Tu dit quoi?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Rien... l&#xe2;chai-je laconique.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ah, maman! cria-t-elle. Une femme lui
faisait signe dans la rue centrale.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Viens ici tout de suite, c&apos;est
dangereux!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -J&apos;arrive! au revoir monsieur qui dit
des gros mots.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ouai... je regardai sa m&#xe8;re.
Connasse... pensai-je, je vais pas la violer... et puis c&apos;est elle
qu&apos;est venu m&apos;emmerder. Elles s&apos;en all&#xe8;rent au d&#xe9;tour
d&apos;un magasin,&amp;nbsp; la petite me faisait toujours des grands signes de la
main avant de dispara&#xee;tre. Je regardai le ciel.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Il fait beau aujourd&apos;hui...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;436&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/52/376860/19563561.jpg&quot; alt=&quot;petite_fille&quot; /&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 18 Nov 2007 19:51:00 GMT</pubDate></item><item><title>face &#xe0; face</title><dc:creator>Crubi</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/11/6854011.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/11/6854011.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6854011/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/11/6854011.html</guid><description>&lt;p&gt;Padcours l&apos;ours et Lentouille la grenouille se sont rencontr&#xe9;s...&lt;br /&gt;j&apos;aimerais bien voir ce que tu en fais ^^&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;418&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;500&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/55/40/376860/18985674.jpg&quot; alt=&quot;padlen&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;
&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.0 (Linux)&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CREATED&quot; content=&quot;20071114;16400200&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CHANGED&quot; content=&quot;20071115;18311400&quot; /&gt;
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--&amp;amp;amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Padcours l&apos;ours et Lentouille la
grenouille.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Face &#xe0; Face.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;	&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lentouille sautait aussi vite qu&apos;elle
le pouvait &#xe0; travers la v&#xe9;g&#xe9;tation. Elle les
entendait glisser derri&#xe8;re elle, siffler. &#xc0; ce rythme,
ils finiraient par la rattraper. Elle sauta sur le cot&#xe9;, pour
essayer de les perdre, mais ils changeaient de direction aussi vite
qu&apos;elle. Si elle atteignait la mare, elle avait une chance de s&apos;en
tirer.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle arriva aux bosquets qui cachaient
l&apos;eau, et fit un bond dans un dernier effort pour atterir dans son
refuge. Mais en plein vol, elle percuta une sorte de pilier de
fourure brune.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -He l&#xe0;! Vous pouvez pas
regarder devant vous? fit la chose d&apos;une voix grave. Lentouille
releva la t&#xea;te et d&#xe9;couvrit une grosse t&#xea;te qui la
surplombait, termin&#xe9; par un museau humide. Elle &#xe9;tait
tomb&#xe9; sur un ours.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Aidez moi! piailla Lentouille en se
jetant entre les pattes de l&apos;ours. Aussit&#xf4;t qu&apos;elle fut &#xe0;
l&apos;abri, ses poursuivants surgirent. Ils &#xe9;taient trois, trios
vip&#xe8;res verte, qui ondulaient sur le sol. Elles se ravis&#xe8;rent
un peu en voyant l&apos;ours.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Cette grenouille est &#xe0; nous!
siffla l&apos;une d&apos;elle.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc0; vous? l&apos;ours baissa la t&#xea;te
et regarda Lentouille qui tremblait entre ses jambes. Elle n&apos;a pas
l&apos;air d&apos;accord et moi non plus, poursuivit il en relevant le regard
vers les serpents, qui glissaient lentement pour encercler le duo.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Chacun a ses soucis l&apos;ours. Nous
voulons juste manger.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -He bien je ne veux pas que vous
mangiez cette grenouille. L&apos;ours s&apos;&#xe9;ffor&#xe7;ait de garder
son calme, ne laissant rien para&#xee;tre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Pourquoi cette grenouille
pr&#xe9;cis&#xe9;ment, l&apos;ours?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Parce qu&apos;elle est verte. Sa r&#xe9;ponse
eu l&apos;effet escont&#xe9;, les vip&#xe8;res le regard&#xe8;rent
avec des yeux rond. L&apos;ours profita de leur surprise et rugit
furieusement en donnant un coup de griffes sur le premier reptile,
qui vola jusque dans le bosquet voisin. Les deux autres d&#xe9;tal&#xe8;rent
sans demander leur reste. L&apos;ours pencha la t&#xea;te vers
Lentouille, toujours tremblante.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Hey, c&apos;est fini. dit il calmement.
Lentouille releva le regard et vit que les serpents avaient disparu.
D&apos;un bond, elle se retrouva face &#xe0; l&apos;ours. Elle commen&#xe7;a
&#xe0; regarder autour d&apos;elle, comme si elle &#xe9;vitait son
sauveur.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Merci...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -De rieeeen. Moi c&apos;est Padcours.
r&#xe9;pondit il en penchant la t&#xea;te vers Lentouille, la
regardant fixement. Celle ci le soutint puis d&#xe9;tourna
rapidement les yeux.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Lentouille... dit elle tout
simplement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -He bien... Lentouille, content de te
conna&#xee;tre. Padcours continua de la fixer, comme si il attendait
quelque chose. T&apos;es pas tr&#xe8;s loquace... Les ours ne mange pas
les grenouilles tu sais... la rassura-t-il.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ouai...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Bon, comme t&apos;as pas tr&#xe8;s envie
de parler, je vais te laisser rentrer chez toi. Padcours commen&#xe7;a
&#xe0; partir lorsque Lentouille l&apos;appela.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Heu... attend! balbutia-t-elle.
Padcours s&apos;arreta, souriant.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ouii?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Hum... j&apos;ai pas... plus de chez moi.
lacha-t-elle en regardant le ciel avec un air fier.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Et cette mare? &#xc7;a ne peut pas
devenir ton chez toi?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Cette mare est miteuse, boueuse, m&#xea;me
les mouches n&apos;y viennent pas! Je vais crever de faim ou empoisonn&#xe9;
dans les eaux pourries!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En effet, la mare n&apos;avait pas fiere
allure. On voyait par endroit le fond vaseux remonter &#xe0; la
surface, t&#xe9;moignant du peu de profondeur, et une odeur
naus&#xe9;abonde, m&#xea;me pour une grenouille, s&apos;en &#xe9;chappait.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Je te l&apos;accorde...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Et si je retourne &#xe0; mon
ancienne mare, les vip&#xe8;res m&apos;y attendront surement, sauf si je
ne suis pas seule...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Je ne vais pas par l&#xe0;. trancha
Padcours.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Mais je ne t&apos;ai rien demand&#xe9;
de toute mani&#xe8;res! dit Lentouille en reprenant son air fier.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc9;videmment.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le silence dur, les deux compagnons se
regardant en biais. Lentouille ne pouvait pas retourner chez elle, et
elle ne savait plus o&#xf9; aller... Son seul salut &#xe9;tait,
bien qu&apos;elle ne voulait le reconna&#xee;tre, cet ours.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -He bien... heu... o&#xf9; va tu?
demanda-t-elle avec difficult&#xe9;, en fixant le sol.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Dans cette direction. r&#xe9;pondit
Padcours sans rien indiquer. Il se contentai de regarder Lentouille.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Et... hum, tu sais ce qu&apos;il y &#xe0;
par l&#xe0;?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -J&apos;y vais pour le d&#xe9;couvrir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Hum... et tu pense que... il y aurait
des coin &#xe0; grenouilles? Lentouille s&apos;obstinait &#xe0; ne pas
le regarder, mais celui ci se fendit d&apos;un sourire. Il se baissa &#xe0;
cot&#xe9; d&apos;elle et lui dit:&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&#xc0; la bonne heure! Il &#xe9;tait
temps!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Hein? r&#xe9;pondit elle
incompr&#xe9;hensive.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Ne fait pas semblant, et monte, t&#xea;te
de mule!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Mais...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Bon... maintenant si tu ne monte pas,
c&apos;est moi qui t&apos;emm&#xe8;ne! grogna Padcours. Lentouille le
regarda, la bouche ouverte. Elle h&#xe9;sita, encore d&#xe9;boussol&#xe9;;
Cet ours &#xe9;tait le premier avec qui sa rencontre semblait bien
se terminer... non, pas se terminer...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -D&apos;accord... Et elle grimpa d&apos;un saut
sur le dos de Padcours, qui se releva et se mit en marche. Et... tu
pense qu&apos;il y aura une marre l&#xe0; o&#xf9; on va?
demanda-t-elle doucement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -Je suis s&#xfb;r que nous
d&#xe9;couvriront plus qu&apos;une mare.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;	Et ils s&apos;&#xe9;loign&#xe8;rent
dans la for&#xea;t, vers l&apos;inconnu.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; suivre...?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Nov 2007 19:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>abruti de moustique</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/06/6790293.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/06/6790293.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6790293/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/06/6790293.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alors voil&#xe0;, premier texte, qui va surprendre
ceux qui me connaissent, c&apos;est pas du tout ce que j&apos;ai l&apos;habitude
d&apos;&#xe9;crire. Mais &#xe7;a m&apos;oblige &#xe0; &#xe9;crire sur tout et n&apos;importe quoi (plus
n&apos;importe quoi l&#xe0;...).&lt;/em&gt; &lt;em&gt;J&apos;ai hate de voir ce que va nous sortir Crubi pour un texte pareil...&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.0 (Linux)&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CREATED&quot; content=&quot;20071106;10002800&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CHANGED&quot; content=&quot;20071106;10174700&quot; /&gt;
&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;!--
@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }
P { margin-bottom: 0.21cm }
--&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abruti de moustique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Un moustique
tourne d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment autour de la lampe, croyant
trouver dans cette source de chaleur un corps &#xe0; piquer. Il
vole maladroitement, se cogne contre les murs et finit par se coincer
derri&#xe8;re une affiche d&apos;anime japonais. &#xc0; cot&#xe9;
sont punais&#xe9; de nombreuses impressions d&apos;images et de fonds
d&apos;&#xe9;cran trouv&#xe9; sur le net, et aussi des posters de
groupes divers, parfois d&#xe9;dicac&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le moustique sort
finalement de derri&#xe8;re son affiche et tombe sur le lit. Il se
remet de sa chute entre les plis de la couverture d&#xe9;faite. Le
chat, boule de poils au bout du matelas, ronronne doucement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Notre ami repart
et volette un peu partout. Il passe devant la guitare et bifurque
vers les biblioth&#xe8;ques. Il passe devant les ouvrages, beaucoup
de science fiction et de fantasy, mais aussi des encyclop&#xe9;dies;
trois &#xe9;tag&#xe8;res sont compl&#xe8;tement remplis de
livres d&apos;anciennes civilisations et de mythologies diverses.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L&apos;insecte
rencontre violemment le tas de peluches dans le coin de la pi&#xe8;ce,
puis repart, survolant au passage la corbeille de linge sale et
l&apos;atelier de modelisme, couvert de figurines de petits soldats. Il
passe &#xe0; cot&#xe9; d&apos;une tignasse toute en d&#xe9;sordre et
s&apos;&#xe9;crase encore, cette fois en plein dans un dictionnaire de
grec, ouvert, page quatre cent douze. La tignasse est un homme,
affal&#xe9; sur le bureau, effondr&#xe9; sur une feuille, qui
sommeille tranquillement, un crayon &#xe0; la main. Le moustique
s&apos;envole alors, donnant plus l&apos;impression de sauter de fa&#xe7;on
grotesque, sur la main de l&apos;homme chevelu. Sentant le moustique le
piquer, il se r&#xe9;veille subitement, en faisant de grands
gestes. Le moustique d&#xe9;colle, apeur&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - Abruti de
moustique...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L&apos;homme s&apos;empare
alors d&apos;un calendrier et ouvre le velux. Il s&apos;applique &#xe0;
repousser le moustique vers la nuit, r&#xe9;sign&#xe9; &#xe0;
ne pas le tuer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Au bout de
quelque minutes, l&apos;insecte s&apos;&#xe9;gaye dans la fra&#xee;cheur
nocturne tandis que le velux se referme violemment derri&#xe8;re
lui.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - Abruti de
moustique...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt; by dugudule&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/97/20/376860/18985230.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img height=&quot;685&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;500&quot; alt=&quot;moustik&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/38/376860/18985114.jpg&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;by crubi&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Nov 2007 10:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>ouverture!</title><dc:creator>dugudule</dc:creator><link>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/05/6778950.html</link><comments>http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/05/6778950.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cdartproject.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6778950/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cdartproject.canalblog.com/archives/2007/11/05/6778950.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Quel titre classique quand m&#xea;me... mais j&apos;ai jamais aim&#xe9; mettre des titres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors! Mais c&apos;est quoi ce blog?! Ce blog parmis tant d&apos;autre! Un projet que j&apos;ai eu, je voulais mettre mes textes sur le net, et je me suis dit &amp;quot;merde, c&apos;est con j&apos;ai tout plein d&apos;images mais je sais pas dessiner&amp;quot; et paf, &#xe7;a m&apos;est venu comme une &#xe9;vidence, crubi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crubi, c&apos;est une copine, qui sais dessiner, donc ni une ni deux, je lui propose, pis tent&#xe9;e, elle accepte. Magnifique!&lt;br /&gt;Maintenant voila, ce blog est n&#xe9;, et nous sommes deux, crubi et dugudule, &#xe0; le tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept est simple, je poste des textes, et crubi les illustrations des textes. Ou alors le contraire, elle poste un dessin, et moi j&apos;&#xe9;cris un texte &#xe0; partir de &#xe7;a (comme &#xe7;a &#xe7;a m&apos;oblige &#xe0; &#xe9;crire sur tout plein de chose et &#xe0; me diversifier)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sur ce, je me tait et bonne lecture :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dug&apos;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 05 Nov 2007 10:54:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>